=> Alain Soral (1958) [L:1] (27.02.2017)

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Message par Admin le Lun 27 Fév - 9:48

ALAIN SORAL





Alain Soral, à l’état-civil Alain Bonnet, est un essayiste franco-suisse, né le 2 octobre 1958 à Aix-les-Bains (Savoie). Il a deux sœurs. La première est née en 1956 et la seconde, née le 8 juin 1960, est l’actrice Agnès Soral qui s’est fait connaître dans Tchao Pantin en 1983. Cette agnostique milite à Aquaverde, qui aide les Indiens à lutter pour la protection de la forêt amazonienne. Alain Soral est catholique et s’est marié à l’église en décembre 1996. Dans les années 60, la famille est installée en région parisienne à Meudon-la-Forêt. Son père est un notaire savoyard à la double nationalité française et suisse, et sa mère, une femme au foyer. Leurs enfants sont scolarisés dans des établissements privés catholiques, au très prestigieux collège Stanislas pour Alain Soral. Au printemps 1973, son père est poursuivi par la justice et son étude s’effondre (il décédera en 1991, peu après la fin de son incarcération à la prison fédérale de Chêne- Bourg en Suisse). Le couple se sépare dans l’année et les enfants suivent leur mère à Grenoble, puis à Annemasse (cité des Merlettes).
Après une adolescence difficile, Alain Soral arrête ses études secondaires en terminale, et remonte à Paris (1976) où il vivra de petits boulots (chantiers, convoyage…), tout en côtoyant la mouvance punk, avant d’être reçu aux Beaux- Arts. Il suivra parallèlement les cours de Cornélius Castoriadis à l’École des hautes études en sciences sociales tout en entamant une longue initiation à la boxe (il deviendra instructeur fédéral de boxe anglaise en 2004).


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Re: => Alain Soral (1958) [L:1] (27.02.2017)

Message par Admin le Lun 27 Fév - 9:48


À cette époque, sa sœur connaît le succès avec Tchao Pantin (cinq césars en 1983) et contribuera à « incruster » son frère dans le Tout-Paris mondain. Il se lie étroitement avec Éric Walter (devenu critique d’art sous le nom de Hector Obalk), dont les parents l’hébergeront un temps, et Alexandre Pasche. Les trois signeront un très amusant traité de sociologie urbaine, Les Mouvements de mode expliqués aux parents (Robert Laffont, 1984). Lancé dans ce milieu, il donne des cours à l’école Esmod, mais, à la suite d’une dépression, refusera un poste de planeur-stratégie dans une grande agence de publicité. Il sera même gardien au château de la Bosselette, près de Dieppe, puis dans un ermitage en Côte-d’Or (1987-1990). Période où il rédigera un premier roman poignant, Le Jour et la nuit ou la vie d’un vaurien (Calmann-Levy, 1991). Parallèlement, il fait quelques apparitions comme chroniqueur dans des émissions de télévision, réalise des spots publicitaires, des courts-métrages pour Canal+ et écrit des scénarios pour Agat Films.
Ne se retrouvant dans aucun cadre classique, il rejoint le Parti communiste en 1990, et militera durant sept années à la cellule Paul Langevin. C’est dans ce cadre internationaliste qu’il part au Zimbabwe comme reporter. Chroniqueur au sulfureux Idiot international, il aspire déjà à une synthèse nationale-patriotique et participera, en mai 1993, avec Marc Cohen, Jean-Edern Hallier et l’ex-dirigeant de la Gauche prolétarienne (devenue depuis lors souverainiste) Jean-Paul Cruse à l’appel « Vers un front national » qui sera publié en « une » du journal. Comparable aux tentatives des néo-socialistes d’avant-guerre, ce texte propose « une politique autoritaire de redressement du pays », rassemblant « les gens de l’esprit contre les gens de la chose, la civilisation contre la marchandise – et la grandeur des nations contre la balkanisation du monde […] sous les ordres de Wall Street, du sionisme international, de la bourse de Francfort et des nains de Tokyo » et appelle à la constitution d’un « front » regroupant « Pasqua, Chevènement, les communistes et les ultra-nationalistes » pour « un violent sursaut de nationalisme, industriel et culturel ». Des convergences se créent, des rencontres se font, un débat s’instaure en dehors des clivages politiques traditionnels. C’en est trop. Dès le mois suivant, Didier Daeninckx dénonce les convergences « rouges-brunes », accusations qui seront reprises par Le Canard enchaîné, Libération et Le Monde. À peine naissant, le supposé « complot rouge-brun » est pratiquement étouffé dans l’œuf. Il faudra attendre quinze ans pour voir apparaître de nouvelles convergences.
Après une tournée de conférences au Brésil sur la création de mode, il s’exile au Pays basque pour l’écriture de Sociologie du dragueur (Blanche, 1996), une commande de Franck Spengler (fils de Régine Deforges). Homme à femmes, ce séducteur quasi professionnel connaît son sujet avec « sept cents conquêtes au compteur ». Antiféministe, il poursuit sur sa lancée avec Vers la féminisation ? (1999), jouant au passage son propre rôle dans le film de Catherine Breillat Parfait Amour ! (1996).
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Message par Admin le Lun 27 Fév - 9:49


C’est à cette période qu’il devient « un bon client » des plateaux de télévision grâce à une bonne répartie et un sens certain de la formule lapidaire. On le verra dans les émissions de Christophe Dechavanne, Évelyne Thomas (émissions produites par son ami Jean-Luc Delarue), Thierry Ardisson (avec qui il partage un intérêt pour le révisionnisme historique et pour qui il a travaillé à l’époque d’Interview), ou encore chez Paul Wermus, qui le sollicitera pour des « duels » dans VSD. Après l’échec de son film Confession d’un dragueur (2000), lynché par la critique, cet agitateur d’idées réglera abruptement ses comptes avec l’intelligentsia de gauche dans Jusqu’où va-t-on descendre ? (2002). Écrit sous forme d’abécédaire, il dénonce, avec verve, les œillères partisanes, le conformisme petit-bourgeois de la gauche et le politiquement correct. Courageusement, il critique le comique Dieudonné M’Bala M’Bala, alors chantre de l’antiracisme et habitué des plateaux de télévision  :
« Me permettrais-je de supposer, en guise de chute, que si Dieudonné s’énerve sur le populo français, celui-là même qui en a fait une vedette de notre beau pays si peu raciste, en payant pour voir ses spectacles, c’est peut-être qu’il lui démange de montrer du doigt la communauté logiquement désignée par la revendication d’une plus juste représentation des “communautés visibles” ? Une “communauté invisible”, certes surreprésentée dans le show-biz en termes de quotas, mais à laquelle il doit aussi son doux statut de rigolo. »
Il sera entendu par l’intéressé, et les deux hommes se rencontreront. Plus tard, Soral défendra Dieudonné et les deux artistes lieront leur trajectoire personnelle.
Le 25 avril 2002, il est l’invité de Campus, l’émission de Guillaume Durand, en même temps que Bernard-Henri Lévy, qui exigera qu’Alain Soral soit décommandé, appelant le présentateur pendant la nuit.
Ses prises de position sur le communautarisme gay (« Qu’il soit réactionnaire de persécuter les pédés n’implique pas qu’il est progressiste de se faire enculer ») et la publication d’un livre du « barebacker » Erik Rémès entraînera le saccage des locaux de son éditeur par les activistes d’Act Up : « Nous exigeons que Franck Spengler interrompe la publication des livres haineux d’Erik Rémès et d’Alain Soral » (avril 2003), action qui intervient peu après la sortie de Socrate à Saint-Tropez (Blanche, 2003).
Toujours engagé à gauche mais de moins en moins conformiste, dans un contexte de sortie d’un nouvel ouvrage, Misère du désir (2004), le « fils naturel de la dialectique et du populisme » entre au comité de soutien de la liste Euro-Palestine en vue des élections européennes de 2004. Son ami Dieudonné figure sur cette liste. À l’été 2004, il donne une longue interview à Alain de Benoist dans la revue Éléments. Le 20 septembre 2004, dans l’émission Complément d’enquête (France 2) consacrée à l’affaire Dieudonné, Alain Soral (il dira avoir été piégé) déclare :
« Quand, avec un français juif sioniste, tu commences à dire : Y’a peut-être des problèmes qui viennent de chez vous. Vous avez peut-être fait quelques erreurs. C’est pas systématiquement la faute de l’autre totalement, si personne ne peut vous blairer partout où vous mettez les pieds. Parce qu’en gros, c’est à peu près ça leur histoire, tu vois. Ça fait 2 500 ans que chaque fois qu’ils mettent les pieds quelque part, ils se font dérouiller. Tout de même faut se dire : c’est bizarre, c’est que tout le monde a toujours tort sauf eux. »
Pour cette sortie historique, il sera condamné à 3 000 euros d’amende (aggravée en appel) pour complicité de provocation à la discrimination ou à la haine raciale. À la suite de la diffusion de l’émission, il reçoit des menaces et demande une protection policière. Il ne l’obtiendra pas et sera agressé la semaine suivante lors d’une dédicace dans la librairie Au pays de cocagne.
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Re: => Alain Soral (1958) [L:1] (27.02.2017)

Message par Admin le Lun 27 Fév - 9:49


Dieudonné viendra le soutenir (bien que l’agression soit filmée, la police n’identifiera pas les auteurs). Pierre Tévanian (présent sur Euro-Palestine, et signataire de l’Appel des indigènes de la République) prend alors position contre Soral, l’accusant de « racisme et de chauvinisme », ce qui entraîne la démission de Dieudonné en soutien à celui qui l’avait défendu après son sketch sur le colonialisme juif chez Marc-Olivier Fogiel en décembre 2003.
Désormais victime d’une fatwa télévisuelle (cf. Tout le monde en parle du 11 décembre 2004), Soral se rapproche des milieux nationaux-populistes (il signera la pétition pour la libération de Michel Lajoye et apportera son soutien à Bruno Gollnisch poursuivi à Lyon à propos des chambres à gaz homicides). Il rejoint finalement, de façon officieuse, le Front national en 2005, y inspirant, en septembre 2006, le fameux discours de Valmy de Jean-Marie Le Pen, véritable tournant historique. Marine Le Pen dira avoir discuté une demi-douzaine de fois avec lui : « On a confronté nos idées et on est tombé d’accord sur la même ligne » (Libération, 20 novembre 2006), c’est-à-dire une ligne « nationale-républicaine  », à distance du libéralisme reaganien d’un Jean-Marie Le Pen au début des années 80. C’est par son biais que Dieudonné effectuera un passage très remarqué à la Fête des BBR 2006 (par la suite, le président du FN deviendra le parrain de la fille du comique).
Alter-nationaliste, en août 2006, il se rendra en Syrie et au Liban avec Thierry Meyssan, Dieudonné et Frédéric Chatillon. Il sera agressé, une nouvelle fois, dès son retour, le 13 septembre 2006. Il officialise son adhésion au Front national (parlant de « coming out »), le 1er décembre 2006, sur RMC, ce qui lui vaudra, le lendemain, d’être expulsé par la police de la journée de dédicace de l’Institut d’études politiques de Paris, sur demande de Richard Descoings, alors qu’il figurait parmi les invités.
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Re: => Alain Soral (1958) [L:1] (27.02.2017)

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Après la présidentielle de 2007 où il aura tenté de mettre au centre du discours la question sociale, il expliquera : « Le Pen méritait la France, mais la France ne méritait pas Le Pen. » Il annonce qu’il votera Ségolène Royal au second tour. En novembre 2007, Jean-Marie Le Pen le nomme au comité central du FN, chargé de la question sociale et du problème des banlieues. Il quittera finalement le parti avec fracas (cf. sa lettre ouverte « Marine m’a tuer »), le 1er février 2009, après la désignation de Jean-Michel Dubois comme tête de liste aux élections européennes en Île-de-France de 2009, alors qu’il pensait être « le meilleur pour porter la contradiction aux bobos ». Il apportera toutefois son soutien à Marine Le Pen (RMC, 9 février 2009) : « J’ai quitté le Front national pour défendre des idées qui sont, par ailleurs, exactement celles que vient de défendre Marine Le Pen à l’antenne et je la soutiens inconditionnellement dans ce combat ! » À ces mêmes européennes de 2009, il intègre finalement la Liste antisioniste (à la 5e place) initiée par le Parti antisioniste et Dieudonné en Île-de-France (1,3 %). En vue de la présidentielle de 2012, il appellera au vote Front national.



Entre-temps, en 2007, il avait ouvert à Paris, avec Serge Ayoub (avec qui il prendra ses distances) et Frédéric Chatillon, le bar associatif Le Local, et, en mars de la même année, lance le mouvement Égalité & Réconciliation, à forte connotation sociale et largement ouvert à la jeunesse issue de l’immigration maghrébine et sub-saharienne. E&R espère en un rapprochement transversal des forces patriotiques antilibérales et des forces progressistes anticapitalistes afin de faire sauter les verrous mis en place par le système. À la première université d’été, outre Jean Robin, on notera la présence de Christian Bouchet, de Farid Smahi et de Jean-Marie Le Pen. L’association se revendique « nationaliste de gauche » et adopte pour slogan « Gauche du travail, droite des valeurs ». Égalité & Réconciliation ambitionne de contribuer à la structuration (au moins idéologique) d’une classe supérieure maghrébine patriote. Le Théâtre de la Main d’Or (propriété de Dieudonné) deviendra le point de ralliement de l’association à la fin de l’année 2008. Il appuie le lancement du bi-mensuel Flash, avant de s’en éloigner pour divergences idéologiques.
Surtout, Alain Soral comprend qu’Internet (avec ses réseaux sociaux), nouveau média mobilisant la jeunesse, permet d’échapper au boycott des médias du système et du capital et de s’ouvrir à de nouveaux publics non-politisés mais révoltés par la crise morale, économique et financière. Au travers de multiples vidéos figurant, ou réalisées par ses équipes, sur son site, et en particulier sa longue vidéo mensuelle de commentaire de l’actualité avec une vision critique de la société (au travers d’une grille d’analyse marxiste, associée aux idéologies souverainistes et nationalistes, soit une espèce de fusion entre Marx et Maurras, Proudhon et Barrès), ce « républicain alter-nationaliste » acquiert une véritable aura et une influence majeure auprès des couches populaires, notamment issues de l’immigration (plus de 200 000 vues pour chaque vidéo du mois). Comme le dit Le Spectacle du monde (septembre 2008) :
« L’homme a le sens de la formule lapidaire, concise, rythmée et naturellement inscrite dans le sophisme et l’outrance. Délires du féminisme, individualisme consumériste, pacifisme béat, destructions de l’État-nation dilué dans l’Euroland, toutes les cibles de la bienpensance sont bonnes pour ce franc-tireur des lettres qui fait feu de tout bois et prend un plaisir évident à dégonfler les baudruches d’une pensée lénifiée, et à dynamiter les fausses valeurs. »
Par le biais d’extraits télévisuels retournés et un discours imagé mais solidement structuré, il dénonce, mois après mois, l’envers de la « société du spectacle » chère à Guy Debord et le politiquement correct, n’hésitant jamais à s’attaquer aux groupes de pression mercantiles, financiers, cosmopolites, communautaires ou faussement antiracistes. Ce qui lui vaut évidemment l’animosité de l’essentiel de la communauté juive.
Continuant son travail d’écriture, il synthétise sa vision antimondialiste, antiaméricaine et antisioniste dans Comprendre l’empire (Blanche), un véritable succès d’édition – en dépit d’un boycott total des médias du système – avec plus de 72 000 exemplaires vendus à ce jour. En mars 2011, le champion poids lourd du politiquement incorrect fonde sa propre structure, Culture pour tous, société qui chapeaute Kontre Kulture (maison d’édition), Sanguis Terrae (vente de vin), Instinct de Survie (qui vend du matériel survivaliste et organise des stages, en partenariat avec Piero San Giorgio, auteur de Survivre à l’effondrement économique) et Au bon sens (vente par des circuits cours de produits bio). D’autres branches devraient suivre prochainement.
Alain Soral, agitateur d’idées depuis 1976…
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